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J'ai quitté trop vite l'Arménie alors que les montagnes du haut kharabagh me demandaient de rester. Depuis que je suis rentrée, je ne cesse de ressasser tous les moments importants de mon voyage. Je ne sais plus par quoi commencer lorsque mon entourage me questionne et lorsque je ferme les yeux, j'entends encore les zourna, les doudouks , les flûtes traditionnelles du folklore arménien, sans oublier Armentchik le petit prince de l'Arménie que nous avons tant écoutés à Karmir Chouga. Mais pour moi, le plus grand reste Djivan Gasparyan.
J'ai eu la chance de connaître la ville de Gyumri où tous les jours je prenais la machoutka ( mini-bus) pour me rendre sur mon lieu de travail. Je donnais des cours de français dans mon quartier et au centre familial et je participais à des cours de tapis. Nariné, im oussoutsitch, garotelem. Donc Nariné tu me manques ainsi que tous les membres du club francophone SPFA avec qui j'ai passés de bons moments. Les familles de Gyumri sont ô combien accueillantes et attachantes que vous êtes obligés de vous désarmer devant eux. Il est étonnant de trouver dans le monde un modèle de famille typique où l'amour et le soutien donnés par un père ou une mère pour les siens est sans compter, c'est très troublant pour moi petite européenne où l'individualisme s'est profondemment installé de retourner en France après cela. Yeran était ma famille en Arménie et tous les membres de la sienne, je n'ai pas oublié les voisins qui faisaient partis des nôtres. Nous avons gardé le contact, très souvent j'envoie des sms en anglais puisque je ne sais pas écrire russe.
J'ai aussi suivi des cours d'arménien intensif pour parfaire mon langage et grâce à Depi Hayk nous pouvions nous rendre aux quatre coins de l'Arménie chaque Week end.
Gyumri est située au nord ouest de celle-ci en pleine région Chirak elle est la ville la plus touchée par le tremblement de terre de 1988 et il est impressionnant de voir à quel point la ville a été reconstruite. Il est rare de croiser ses vestiges.
Au nord-est, c'est la petite suisse, l'arménie luxuriante et verdoyante, nous avons pu nous intéresser à Gochavank, Dilidjan, et le lac Sevan qui utilise une grosse superficie de l'Arménie.
Un peu plus au sud il y a Yerevan la capitale et ses 1,2 million d'habitants tournés vers le reste du monde et à quelques kilomètres seulement nous pouvons découvrir la grande église apostolique d'Echméadzine sans oublier de jeter un coup d'oeil au mont Ararat désormais sous l'emprise des turcs.
Plus vous déscendez vers le sud et plus le paysage est valonné et gigantesque.
A côté et région amie de l'Arménie, se positionne le haut Kharabagh où je suis partie avec une équipe de 11 francais et 3 arméniens membres de la Da-connexion pour restaurer la cour de récréation de l'école maternelle de Karmir Chouga. Je ne pourrais jamais effacer de ma mémoire les dégats occasionnés pendant la guerre de 1991 à 1994 où les arméniens se sont battus pour la sauvegarde de leur territoire à la chute du bloc soviétique. Aujourd'hui la république du Haut Kharabagh n'est toujours pas reconnu internationalement.
Biensûr mon voyage a été trop court et je patienterais jusqu'à ce que je remette les pieds sur ta terre Arménie et merci à tous les membres de Depi Hayk sans qui je n'aurais réalisé le tiers.
Si vous désirez partir en Arménie, un conseil , prenez contact sans plus attendre avec l'association mais n'oubliez pas de bien définir vos compétences et d'emmettre vos attentes. L'association trouvera pour vous un travail qui vous ressemble et vous inserera comme elle sait le faire parmi les siens. Alors bon voyage maintenant.
Emilie Tchobanoglu
DA Connexion volontaire, Birthright Armenia participant
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