Werner A. Maurer Simonian,
Santiago, Chile
Le 20 Janvier 2018, après avoir vu ma famille à Paris pendant trois jours, l’aventure a commencé en Arménie.
Je suis arrivé à Zvartnots en espérant voir seulement Vahram, le chauffeur que Birthright avait envoyé pour venir me cherche à l’aéroport. Mais à ma grande surprise, j’ai vu que ma famille arménienne m’attendait également, avec Melania, la nièce de mon grand-père Jirair, et son fils Gagik. Melanie commença alors à me parler en arménien et je ne comprenais rien. Nous nous dirigions vers la voiture de Gagik et j’étais inquiet parce que je savais que je devais chez ma famille avec Vahram, mais je me suis dit que tout irait bien.
Pendant le trajet de l’aéroport à un autre endroit de la ville, et je ne savais pas si c’était chez ma famille, ou ma famille d’accueil, Melania et son fils Gagik essayaient de m’expliquer quelque chose, mais je ne comprenais rien. Nous sommes arrivés chez Anahit, qui serait ma famille d’accueil à Erevan, et grâce à son fils Arthur qui parlait anglais, ils ont pu m’expliquer ce que Melania et Gagik essayaient de m’expliquer pendant plusieurs minutes .. Quelques années auparavant, ils vivaient dans le même bâtiment, un étage plus bas, donc ils étaient voisins et se connaissaient.
Après cela, nous avons passé un très bon moment avec les deux familles à raconteur les anciennes histoires du bâtiment.
Mais les anecdotes avec mes familles d’accueil ne se finissent pas là…
Après six jours à Erevan, je suis allé à Gyumri pour commencer mon stage. Je suis arrivé vendredi soir donc il était impossible pour moi de reconnaitre les rues, et les références. Le lendemain, j’avais ma première excursion qui consistait au « Cross-Country Skiing » dans une région proche de Gyumri. Après l’excursion mes amis chiliens m’ont invité à passer le week-end à Erevan, ce qui signifiait que j’allais aller chez ma nouvelle famille d’accueil seulement dimanche.
Nous sommes allés à Gyumri dimanche après-midi en train avec trois volontaires, et nous sommes arrivés à 22h, tout était noir et il faisait froid, donc nous sommes tous rentrés chez nous.
Je suis devant l’immeuble, je monte les escaliers, je toque à la porte et un homme, qui n’était pas mon père d’accueil, m’ouvre la porte, et je lui demande « Tigranyan ndanik? » (Famille Tigranyan ? en arménien), ce à quoi il répond non. Je suis donc redescendu dans les rues pour chercher l’adresse, que j’avais dans mon téléphone, mais à cause du froid extrême dans les rues de Gyumri, ma batterie de téléphone est morte.
Je me suis dit pendant un moment, “je suis dans la rue, il fait froid, dans une ville différente, dans un pays différent, je ne parle pas la langue et je ne sais pas où je vis”. Dans mon désespoir, j’ai trouvé un homme qui était dans sa voiture et je lui ai montré le chargeur de mon portable mort, pour qu’il me laisse le recharger dans sa voiture, ce à quoi il a répondu avec un geste pour monter chez lui, donc j’y ai réfléchi, puis j’ai refusé parce que j’étais encore effrayé par cette situation mais il a insisté donc je suis monté parce que je n’avais pas d’autres alternatives.
Je suis entré chez lui avec toute sa famille qui me dévisageait bizarrement, il leur a expliqué la situation et tout le monde m’a accueilli comme un membre en plus, ils m’ont donné de l’eau, m’ont laissé charger mon téléphone, mais il était tellement gelé qu’il ne s’est allumé que 10 minutes plus tard. Pendant ce temps, ils m’ont demandé qui j’étais, d’où je venais, ce que je faisais à Gyumri, qui est ma famille, etc. Je leur ai expliqué que je venais du Chili (un pays qu’ils ne connaissaient bien évidemment pas) et que je vivais avec la famille Tigranyan, donc ils ont commencé à réfléchir pendant de longues minutes, jusqu’à ce qu’une dame fasse le salut militaire, signe auquel j’ai réagi positivement parce qu’ils avaient bien deviné, car mes deux parents d’accueil sont à l’armée.
Après m’être repose pendant quelques minutes, l’homme m’a amené à la maison, qui était dans le bâtiment juste à côté et quand mon père d’accueil ouvra la porte, l’homme expliqua toute la situation et mon père ria en disant « vochinch » (pas de problème en arménien). Grâce à cette expression, je me suis calmé.
Grâce à cette expérience, j’ai compris qu’il fallait toujours garder une batterie externe dans son sac, et garder le téléphone au chaud, surtout si c’est l’hiver à Gyumri.